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Fer à repasser

Fer à repasser
1950.100.1
XIXe siècle
Fonte
H. : 23 cm, L. : 18,5 cm, P. : 9 cm



En Chine, l’utilisation de poêles remplies de braises rougeoyantes, servant à éliminer les plis du linge, fut attestée au Ier siècle avant J.-C. Ce ne fut qu’à partir du XVIe siècle que des pièces en fer munies d’une poignée furent utilisées en Europe. La pratique se développa au XVIIe siècle, les évolutions de la mode faisant entrer le repassage dans les mœurs. Par la suite, pendant près de 300 ans, la forme de base et le principe du fer à repasser n'évoluent guère.

Les fers en fonte se généralisèrent au XIXe siècle : alors qu’auparavant le fer était directement placé dans le feu de la cheminée, un nouveau système fit son apparition. Désormais creux et en forme de bateau, l’utilisation du fer consistait à le remplir de braises ou de métal brûlant, permettant d’en sécuriser la manipulation.

Jusqu’à la seconde moitié du XIXe siècle, le repassage s’effectuait sur une table préalablement isolée par une couverture. En 1858, deux Américains, Vandenburg et Harvey prirent un brevet pour une table à repasser dont la forme facilitait le repassage des manches de chemises et des jambes de pantalon. L’invention n’a pas changée depuis. En France, Léonce Trouilhet développa les premiers fers à repasser électriques en 1913. Il fonda la société Calor en 1917. Peu à peu, d’autres améliorations furent introduites : fer à vapeur, réglage de la température en fonction du type de tissu, adjonction d’un petit réservoir d’eau déminéralisée, ou encore un arrière tronqué de façon à pouvoir poser le fer debout lorsque celui-ci n’était pas utilisé.

Le Musée de l’Histoire du fer conserve un fer « bateau » de forme ogivale, il est constitué d’un couvercle monté à charnière basculant vers l'arrière après déverrouillage d'un petit loquet. Des trous d’aération sont présents sur le coffre.