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Jean Prouvé et le musée

En 2012, c'était l'année Prouvé à Nancy. La ville et le Grand Nancy lui ont rendu hommage à travers des expositions temporaires, un parcours dans la ville et deux espaces d’exposition permanente, au Musée des Beaux-Arts de Nancy et au musée de l’Histoire du fer.

  • Espace permanent Jean Prouvé. Crédits : Bertrand Jamot

  • Espace permanent Jean Prouvé. Crédits : Bertrand Jamot

  • Espace permanent Jean Prouvé. Crédits : Bertrand Jamot.

  • Espace Jean Prouvé. Crédits : Bertrand Jamot

L’espace permanent Prouvé


A Jarville, une cinquantaine d’objets retracent la vie et l’œuvre de ce ferronnier d’art devenu inventeur,  et « tortilleur » de tôle. L’espace s’organise en trois parties.

• Une galerie sur la vie de Jean Prouvé


Ferronnier d’art de formation initiale, Prouvé acquiert en autodidacte de multiples compétences tout au long de sa carrière. A travers ses expériences, c’est aussi une histoire technique qui nous est racontée. Car Jean Prouvé est au cœur des innovations en matière de transformation des matériaux. Du fer qu’il forge au début de sa carrière, il travaille bientôt les tôles d'acier grâce à la plieuse et utilise, pour la première fois en Lorraine, un poste à soudure à arc. L’arrivée de l'aluminium dans le domaine du bâtiment  le séduit au point qu’il va mettre à profit de nouveaux procédés comme l’emboutissage ou l’extrusion pour donner à ce métal une esthétique particulière qui signera sa marque. A la fin de sa vie, il utilise les matières plastiques, notamment le néoprène et le polyuréthane comme matériaux isolants, et le polyester pour la fabrication de panneaux de stations services et autres espaces commerciaux.

• Une salle consacrée à la présentation des systèmes constructifs qu’il a modernisés ou inventés

Des maquettes d’architecture permettent de visualiser chacun de ces systèmes. Prouvé a été, au gré des concours remportés par son équipe, tantôt ingénieur, tantôt constructeur, voire architecte. Les meubles qui sont en regard des modèles réduits illustrent la cohérence de ses principes constructifs, valables quelle que soit l’échelle, dans les bâtiments comme dans les pièces de mobilier.
Sa plus grande originalité réside cependant dans l’invention du mur-rideau, nouveau type de façade légère qui assure la fermeture de l'enveloppe du bâtiment sans participer à sa stabilité.

• Un Jardin des structures en extérieur

Des éléments de systèmes constructifs grandeur nature (toiture type shed, charpente type résille, auvent type compas) y sont installés. Ils donnent à voir les dimensions réelles des réalisations et font écho aux maquettes de l’intérieur.


Jardin des Structures. Crédits : musée de l'Histoire du fer, Jarville-la-Malgrange, Bertrand Jamot.