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Boyotte ou locomotive pour voie étroite

Boyotte ou locomotive pour voie étroite
1965.11.1
Modèle 1880
Fer, fonte, acier, peinture, cuivre
H. : 310 cm, L. : 512 cm, l. 196 cm Poids 13,5 tonnes
Don de la Société des Aciéries et Tréfileries de Neuves-Maisons Châtillon


Cette petite locomotive à voie étroite appelée « boyotte » a été employée à l’intérieur des usines de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) de 1903 à 1953. Locomotive à vapeur de 70 chevaux, portant le numéro 9, cette locomotive a été construite en 1902 par la Société anonyme de construction Meuse à Liège-Seraing en Belgique. De son origine belge, elle tient son nom de « boyotte » : pour le patois lorrain, un belge est un « boyot ». En outre le terme « boyotte » est une déformation du mot bouillotte, récipient étanche contenant de l’eau bouillante.

L’usine et la mine de fer de Neuves-Maisons se modernisent et s’équipent à partir de 1884. Des locomotives à vapeur assurent dorénavant les manœuvres. En 1955, l’usine (y compris l’exploitation de la mine de fer) dispose d’un parc de 26 locomotives à vapeur de plusieurs modèles. Parmi ces locomotives, les plus caractéristiques sont les « boyottes », locomotives pour voies étroites de 77 cm effectuant le transport des lingotières et lingots d’acier de la halle de l’aciérie vers la halle des laminoirs sur un réseau de chemin de fer d’une longueur de 1,4 km. Leur vitesse ne pouvant dépasser 20 km/h, chargées à 75 tonnes, les « boyottes » tiraient leur charge à 8/9 kilomètres à l’heure.

De cette époque révolue des locomotives à vapeur ont été conservées deux boyottes : un exemplaire exposé au Musée de l’Histoire du fer depuis 1965 donné par la Société des Aciéries et Tréfileries de Neuves-Maisons Châtillon et un exemplaire installé à l’entrée des cités de Messein à Neuves-Maisons.