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Maquette de la pompe à feu de Thomas Newcomen, réalisée dans un bâtiment en coupe

Maquette de la pompe à feu de Thomas Newcomen, réalisée dans un bâtiment en coupe
Claudine André, ancienne collaboratrice du LAM, Centre de Recherches en Histoire de la Sidérurgie
1962.2.1
1962
Bois, cuivre, laiton, fer
H. : 106 cm, L. : 92 cm, P. : 75 cm



En 1712, à partir des travaux de Denis Papin et Thomas Savery, Thomas Newcomen (1664-1729), quincaillier et forgeron du Devon, crée une nouvelle machine à vapeur, aussi appelée pompe à feu ou machine atmosphérique.

De la machine à vapeur de Papin, Newcomen conserve l'idée du cylindre et du piston moteur. De celle de Savery, il reprend la chaudière et le système de refroidissement. Ces premières machines à vapeur ont été conçues pour l’exhaure des mines (l’évacuation des eaux d’infiltration par pompage, notamment dans les mines de charbon). On peut alors creuser plus profond, remonter davantage de charbon et donc produire plus de fonte. De plus, cette machine évite les dangers d’explosion : l’eau étant bouillie séparément et la vapeur étant envoyée à basse pression vers un cylindre avec piston. La machine, reconnaissable à son balancier, produit un mouvement alternatif : le piston s’élève avec la vapeur et redescend lorsque l’eau est refroidie. Toutefois, bien qu’efficace et fiable, cette pompe à feu consomme beaucoup de charbon. La machine de Newcomen s’imposa rapidement dans le paysage industriel britannique, avant de se déployer dans le reste de l’Europe. Elle marqua les débuts de l’ère industrielle, et ce durant une soixantaine d’années.

Les maquettes de cette machine sont devenues un incontournable des musées de sciences et techniques. Celle-ci a été conçue en 1961 par le Centre de Recherches en Histoire de la Sidérurgie, qui préfigure le Musée de l’Histoire du fer et fut fabriquée par Claudine André.