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Restaurer des matériaux organiques

L'os de tabletterie

Les petits objets de tabletterie comme les épingles, les jetons ou les peignes sont en os.
Lors de leur découverte les peignes nécessitent souvent un prélèvement en motte effectué, soit par l'archéologue, soit par le LAM. En effet, la corrosion de leurs rivets en fer en prenant du volume a provoqué des cassures. Le milieu d'enfouissement a fragilisé l'os.
Le nettoyage concerne à la fois les parties en os parfois décorées et les rivets en fer. La corrosion, volumineuse, est éliminée, permettant la reconstitution de l'objet.
La réalisation de supports de stockage et de transport en mousse complète le traitement.

Le bois et les textiles

Le LAM fait appel très régulièrement à des spécialistes pour l'étude et l'analyse des restes organiques trouvés dans les couches de corrosion et à la surface des objets. Ainsi, ces éléments fragiles découverts au cours du traitement sont identifiés et étudiés rapidement.

S'agissant des restes de bois, un expert peut réaliser l'identification des essences de bois présents dans les couches de corrosion des objets :  restes de fourreau d'épée, de manches d'outils, de hampes, de parties de coffret ...
Il peut également réaliser une étude technique plus poussée en décrivant les techniques de fabrication (sens, partie du tronc utilisée…).
 
Pour les restes de textiles et de fourrures, le LAM a également recours à des experts pour identifier les fibres textiles et les poils de fourrures grâce au microscope à balayage électronique.

S'il s'agit d'autres types de matériaux, le LAM fait appel aux laboratoires du Ministère de la Culture : le C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musée de France) et au LRMH (Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques).