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Du XVIIème siècle à aujourd'hui ...


L’histoire du Château de Montaigu débute au XVIIème siècle avec la construction par Don Prévost, receveur général des fermes de Lorraine, d’une maison de campagne sur un terrain qui s’étend alors sur plus de 25 hectares. En 1860, la propriété appartient au Marquis de Vaugiraud qui transforme la bâtisse par l’ajout de pavillons d’angle, d’un avant-corps central ainsi que d’un troisième niveau mansardé pourvu d’oculus et couvert d’une toiture en ardoise.
En 1920, le site est racheté par les derniers propriétaires privés, Suzanne et Edouard Salin. La même année, un incendie détruit le dernier étage et une partie de l’ensemble des décors intérieurs. La maison est restaurée par l’architecte Lebourgeois telle que nous la voyons aujourd’hui : l’étage supérieur est remplacé par une nouvelle toiture en ardoise pourvue d’une charpente métallique garde corps en ciment de style classique. La décoration intérieure est repensée par le peintre-décorateur Adrien Karbowsky (célèbre pour ses décors de la villa Kerylos de Beaulieu-sur-Mer).

Après les décès d’Edouard et Suzanne Salin dans les années 1970, l’ensemble du domaine immobilier, constitué du château, d’une chapelle, du parc et de dépendances est légué à la ville de Nancy. Les biens meubles conservés à l’intérieur de la demeure et de la chapelle, deviennent, eux, propriété de la Société d’histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain. Leur gestion a été récemment confiée au musée de l'Histoire du fer et Domaine de Montaigu.


Le mobilier du Château a des origines diverses : héritages respectifs du couple Salin ; fouilles des nécropoles mérovingiennes effectuées par Edouard Salin ; achats dans les salles des ventes et chez les antiquaires et les ensembles intégrés dans le nouveau programme décoratif élaboré après l’incendie de 1920. Peintures, sculptures, objets d'art, meubles, couvrent toutes les périodes de l’histoire de l’art européen. Les arts du Proche-Orient et d’Extrême-Orient sont également représentés. Près de 2300 objets témoignent ainsi du goût très sûr de collectionneurs éclectiques et avertis.

Crédits : musée de l'Histoire du fer, Jarville-la-Malgrange/Bertrand Jamot